L'Amérique du Nord en Tricycle Couché

Jour 278 au 287 (14 au 23 Janvier 2015) San Ignacio

Alex.

La vie suit son cours à San Ignacio city. Finalement on se fait plutôt bien à la vie sédentaire mexicaine ^^.

Les journées se passent tranquillement, toujours pas mal de travail sur le camping, mais ça avance, et à vrai dire on commence à en voir le bout !

Nous finissons la salle de bain, un bon coup de peinture sur les murs, je m’envoie carrelage et joints (on voit bien sur la photo que c’est un travail qui déclenche chez moi une passion assez intense…), et on finit avec la pose des chiottes et de la douche. Ca commence enfin à ressembler à quelque chose.

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La porte achetée d’occaz, recoupée à la bonne dimension et repeinte.

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Valerie se lance également dans la confection des panneaux à poser sur la route, il faut dire que la famille n’habite pas vraiment sur l’axe principal, du coup nous avons vraiment besoin de leur donner de la visibilité. Tous les panneaux (7 au total !) ont été trouvés dans une espèce de « décharge », et Val se tapera tout le découpage, ponçage, peinture et l’écriture à main levée, le rendu et franchement pas mal !

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Othon s’occupe ensuite de raccorder la salle de bain à l’eau et l’électricité.

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Puis voilà nous sommes à peu près bon, il manquera un peu de grillage à finir, et de finir le box des chiens, mais le camping est fin prêt à recevoir ses premiers voyageurs !

 

Le premier d’entre eux sera Reto, notre compagnon de voyage que nous rencontrons maintenant pour la troisième fois depuis notre périple nord américain. Il passera quatre jours avec nous.

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Suit ensuite Tyler, un américain.

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Et le jour d’après, c’est Joff qui arrive, un anglais qui utilise un penny-farthing ! Ca c’est pas commun, pédalage en direct sur la roue, pas de vitesse, et c’est haut ! Depuis le temps qu’il en fait, plus de 5 fractures au tableau… Mais bon, c’est carrément classe comme vélo !

En plus il a construit le vélo lui-même ! C’était son boulot avant, c’était l’unique constructeur de vélos de ce type en Angleterre.

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Un peu plus tard arrive Felix, qui vient d’Autriche, encore un original… Felix est parti de Montréal il y a 5 mois, avec… un monocycle…

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J’avoue que c’est la première fois qu’on rencontre autant de vélos bizarres ! D’habitude, ce sont nous les hurluberlus avec nos vélos couchés ! Mais c’est vraiment cool, ce soir le camping compte un penny-farthing, un monocycle, deux vélos classiques et deux tricycles couchés… Pas mal comme début ! ;-)

 

Dans l’après-midi, nous sommes rejoints par Joëlle qui voyage dans son pick-up aménagé et qui a rencontré pas mal des voyageurs qui passent la nuit au camping auparavant. Intriguée par les panneaux, elle a décidé de venir jeter un oeil et finira par se décider à passer la nuit ici aussi.

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Pour le deuxième jour d’ouverture c’est plutôt pas mal, non ?

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Premier pipi officiel dans les toilettes !!!

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Felix qui nous divertit avec sa jongle ! Un vrai pro on doit dire, il est impressionnant !

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Puis vient le moment pour tout le monde de reprendre la route. C’était de sacrés rencontres, nous gardons contact, et espérons nous recroiser un peu plus loin sur la route.

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Deux jours plus tard, Reto nous quittera à son tour. Nous prévoyons de nous retrouver un peu plus loin en Baja, pour cette fois essayer de re-rouler un peu ensemble.

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Voilà, nous espérons sincèrement que ce camping fonctionnera pour longtemps. Nous y avons tous passé beaucoup de temps et y avons mis beaucoup de coeur. Les premiers voyageurs sont une très belle récompense. Je peux dire que nous sommes tous plutôt fiers de notre travail !

 

Nos assistances électriques de chez Déclic-Eco

 

Après les quelques mois passés à l’aide d’une assistance électrique, nous voulions faire un article retour.

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Comme vous le savez, après nos 5 mois de pédalage en Europe, nous avons décidé d’équiper nos vélos d’assistances électriques. Certains pourraient appeler ça de la triche mais nous ne sommes pas d’accord. Avec nos 250 et 220 kilos respectifs, l’assistance nous donne tout juste l’impression d’être des voyageurs « normaux », avec des bagages d’environ 40kg chacun (quoique, nous avons échangé nos tricycles quelquefois avec des voyageurs à vélos droits, et franchement, c’était nettement plus simple !). Et puis, on a quand même franchi les Alpes sans hein donc bon !… ^^

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Bref, lorsque nous cherchions quoi installer et surtout où le faire faire, le nom qui ressortait le plus souvent en termes de qualité, fiabilité, etc… c’était l’entreprise Déclic-Eco, qui se situait en plus tout près de chez nous. Nous avons donc pris RDV avec Guillaume, le boss, qui dès le départ s’est très bien occupé de nous malgré le timing qui était un peu short, et la demande un peu particulière – c’était la première fois qu’il équipait des voyageurs aux vélos si chargés qui partaient si longtemps et si loin, c’était donc également un bon test pour lui et son matos.

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Cela fait maintenant 10 mois que nous utilisons son matériel quotidiennement et nous en sommes toujours très contents.

Nous avons eu quelques problèmes mineurs il est vrai, mais Guillaume a toujours été très réactif pour nous envoyer les pièces le plus rapidement possible.

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Récemment, nous avons eu un problème plus important puisque c’est le moteur d’Alexys qui a commencé à faire un bruit plutôt impressionnant après environ 6000km, et il était impossible de trouver d’où ça venait. Ni une ni deux, Guillaume nous a carrément proposé de nous envoyer un nouveau moteur à ses frais. En échange, nous avons dû lui renvoyer le nôtre pour qu’il puisse chercher d’où venait le problème.

1000km plus tard, c’est mon moteur qui a commencé à faire des siennes, même problème. Mais entre-temps, Guillaume avait pu enquêter sur le problème. Diagnostic : « l’axe du rotor moteur (rotor porte-aimants) coté opposé à l’engrenage est bien bouffé (7,7 mm au lieu de 8mm ) et il bouge dans le roulement ( qui lui bizarrement est parfait). L’axe est maintenant légèrement différent ce qui crée un jeu fonctionnel qui fait vibrer le rotor qui frotte contre le bobinage. »

Bref, il n’y a rien que l’on puisse faire d’où l’on se trouve… mais pas grave puisque Guillaume, une nouvelle fois, se propose de nous envoyer un nouveau moteur.

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Il va sans dire que nous sommes absolument ravis du service après-vente de Déclic-Eco, qui ne se contente pas de monter et facturer une assistance sans plus jamais s’occuper de ses clients en cas de problèmes. Guillaume est bien là si souci et son travail est très bon, il s’y connaît vraiment très bien.

Nous conseillons vraiment à tous ceux qui recherchent une assistance adaptée à leurs besoins de passer par Déclic-Eco, qui crée vraiment tout sur mesure.

Nous sommes également convaincus que les problèmes de moteur que nous avons eus ne sont en rien liés à la qualité du matériel ni à un mauvais montage, mais seulement au fait que nos assistances ont la vie dure avec un tel poids à tracter (sachant de plus que nous avons fait énormément de régions montagneuses et vallonnées depuis que nous sommes en Amérique, et donc que les moteurs ont subi beaucoup beaucoup beaucoup de dénivelé !!!).

 

Les points positifs maintenant :

+++ Le moteur en lui-même, suffisamment puissant pour nous aider sans pour autant consommer trop d’énergie (mais peut-être aussi que si nous avions choisi un moteur plus puissant, il aurait moins forcé, et donc, l’axe n’aurait pas eu autant d’usure ???).

+++ Ce qui amène au deuxième point positif : l’autonomie (deux batteries chacun de 36V 14,5 amp). Lorsque nous ne faisons que monter ou presque, les journées où nous avons dû franchir de hauts cols, notre autonomie s’élève à environ 50-60km. Lors d’une journée vallonnée, nous montons à environ 100km et jusqu’à 160km pour une journée assez tranquille où les routes sont plates (mais peut-être même plus que 160km, nous n’avons jamais tenté de les vider complètement dans ce cas-là).

+++ Le couple. Les moteurs que nous avons ne sont pas fait pour des courses ou pour aller à 100 à l’heure, mais le couple est juste impressionnant étant donné nos charges !

+++ Le fait de pouvoir aller maintenant à une vitesse « normale » de voyageurs. Lorsque nous rencontrons d’autres voyageurs, nous pouvons faire un bout de route avec eux, nous allons à la même vitesse, ce qui était impossible avant puisque nos moyennes étaient de 11-12km/h sur le plat et d’environ 1-2 km/h en montée. Nous poussons toujours autant mais au moins on avance maintenant ! ^^

 

Et les points négatifs :

- – - La dépendance à l’électricité.

Ce qui nous plaît dans le voyage, c’est d’être libre. Et notamment de dormir où on veut, s’arrêter quand on veut, dans la nature et loin de tout. Le problème avec des assistances, bah c’est qu’il faut recharger. Et pour recharger, bah il faut que nous dormions presque constamment dans la « civilisation » : taper aux portes, parcs publics, camping… ce qui nous déplaît vraiment. De plus, dans notre cas plus particulièrement, nous sommes obligés de recharger puisqu’il nous est à présent impossible de gravir une côte sans l’assistance. Et pourquoi nous direz-vous puisque nous avons déjà fait 5 mois en Europe sans ???

- – - ce qui nous amène au deuxième point négatif : le passage de 3 à 1 plateau seulement. Avec le type d’assistance que nous avons, nous avons dû basculer de 24 vitesses (3×8) à seulement 8 puisque nous n’avons à présent qu’un plateau. Ce qui fait que lorsque nous n’avons plus de batteries, nous sommes bloqués… Le moindre faux plat est ultra difficile pour nous car la plus simple de nos vitesses n’est pas assez simple pour que nous puissions mouliner. Si nous avons en face de nous une vraie côte, disons à + de 3%, c’est simple, nous ne pouvons même plus avancer. donc ça, c’est un peu chiant…

 

>>> Les solutions pour le prochain voyage : investir dans des panneaux solaires pour pallier à l’obligation de devoir nous brancher constamment, et l’installation d’un moyeu type Rolhoff pour pouvoir retrouver un grand étalement de vitesses et ainsi pouvoir mouliner si nous n’avons plus de batterie. Mais pour ça, bah, va falloir économiser un peu plus !!! :-)

Quoi qu’il en soit, il est certain que nous ferons de nouveau appel à Déclic-Eco pour ces nouveaux ajouts.

 

Jour 261 au 277 (28 décembre 2014 au 13 janvier 2015) San Ignacio

Alex.

Notre séjour à San Ignacio continue.

Suite à une conversation que nous avons eu tous ensemble à propos du voyage à vélo, on se rend compte que la région ne dispose de strictement rien pour les cyclistes, qui sont très nombreux par ici.

Le travail d’Othon bat un peu de l’aile en ce moment. Bref, l’idée de créer un camping « familial » pour cyclistes chez eux les branche bien, et permettrait à Othon de bosser un peu plus à la maison. Le projet prend forme.

Il faudra bosser un peu sur l’aménagement du terrain, et surtout construire une salle de bain à l’extérieur. Bref, rien de bien sorcier, mais il faut s’y mettre. On décide de rester un peu plus pour leur filer un coup de main.

Le but sera de construire au maximum, avec le minimum d’argent. On recycle les vieux bancs et tables de jardin auxquels on donnera un coup de neuf en réparant, ponçant, et avec un coup de peinture pour finir. On construira tables et bancs avec du bois de palette récupéré pour pas un franc (le rendu est plutôt pas mal).

Pour commencer, on nettoie tout (soit trois aller-retours à la décharge).

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Terrassement.

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Rénovation des meubles.

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Mise en place d’un grillage et fabrication d’un cache-vue avec feuilles de palmes que nous avons préalablement faites sécher quelques jours.

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Fabrication des meubles en bois de palettes.

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Entre-temps, un ami d’Othon qui bosse dans la construction vient faire le gros-oeuvre avec ses employés pour la salle de bain.

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Et pour se donner du coeur à l’ouvrage, je nous prépare une galette des rois maison (crème d’amandes et feuilletage).

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Les murs, évacuations et arrivées d’eau sont finis. Reste à faire les enduits, peinture, carrelage, toit… Bref encore pas mal de boulot en perspective.

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Jour 255 à 260 (22 au 27 décembre 2014) San Ignacio

Alex.

Finalement on a un bon feeling avec toute la petite famille, et après ces quelques jours passés en leur compagnie, Sugey et Othon nous proposent de passer les fêtes avec eux. C’est cool et puis ça nous donne l’occasion de faire un break. A dire vrai, Valérie et moi commencions un peu à saturer du vélo (et du désert…) ces derniers temps.

Du coup je ne vais pas faire un article par jour, ça serait un peu ennuyant à lire.

Le 22 au matin, Nicolas et Marqueta nous quittent.

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Boyd se fait un nouveau pote, Brasuco.

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Et je crois bien qu’aujourd’hui est le jour où sa peau arrive à bout et ne peut plus se tendre, et du coup c’est l’explosion !!! C’est répugnant, son infection coule de tous les côtés et en bonne quantité ! Je ne veux pas avoir l’air d’en rajouter, mais je pense que le litre y passera. Mais bon, vaut mieux que ce soit dehors que dedans hein ?

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Ce soir, la famille nous régale avec un cocktail de St-Jacques. C’est une espèce de « soupe » froide avec des légumes et une partie des fameuses St-Jacques ramassées un peu plus tôt sur la plage. Une petite tuerie ! Pour le dessert, je nous ai cuisiné des aumônières à la poire et au amandes… Pas dégueu non plus…

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Pendant ces quelques jours, nous irons aussi faire un tour à Santa Rosalia, à environ une heure de caisse d’ici. Nous ferons un tour en ville, mangerons dans un petit snack bien bon, et profiterons pour faire les achats de Noël. La ville est connue pour être une ancienne colonie française.

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Nous prendrons du pain dans la boulangerie de la ville (ce qui n’est pas super commun par ici), et j’en profite pour faire une petite photo du labo. Niveau normes d’hygiène et d’aménagement je pense qu’on est à peu près bon là non ?

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Sur la route, nous faisons une petite halte pour aller jeter un oeil sur un volcan éteint. C’est sympa à voir, il y a une vigie où l’on peut grimper, avec une vue sur… Ben le désert et le volcan. Le vent est juste impressionnant, sans regret de ne pas être sur le vélo aujourd’hui.

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Puis arrive Noël. Nous irons manger chez des amis de la famille, où honnêtement je ne me sens pas du tout à l’aise, quasiment personne ne nous adresse la parole, et l’hôte, un homme assez âgé, me regarde vraiment bizarre, un tantinet désagréable. Bref c’est pas génial.

Le truc cool c’est que nous rentrerons assez tôt, et que nous ferons les cadeaux seulement entre nous.

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Les livres audio en anglais du Seigneur des Anneaux pour Val…

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… et une casquette d’Angry Bird pour moi ! ^^

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Plus tard, Sugey me montrera comment cuisiner des empanadas, ou un truc qui s’en approche. Et ben c’est pas super simple, les miens sont tous troués et pas super jolis, mais je me suis promis de ramener la machine à tacos en France pour m’entrainer. Quand on va rentrer, vous avez pas fini de bouffer mexicain je vous le dis !

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Baignade avec les chiens dans la rivière qui se trouve à deux minutes de la maison.

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Nous aurons aussi l’occasion de voir la fameuse agressivité et les technique de garde ô combien évoluées de nos chiens respectifs. Entre la famille et nous, on ne compte pas moins d’un Rottweiler et deux Pitbulls…
Durant la soirée, tous les chiens sont dans le jardin, attachés (pas de clôture), quand on entend tout ce petit monde se mettre à aboyer. Je sors jeter un oeil, et que vois-je au milieu du jardin…

Mister Cochon !

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Quand au bout de deux minutes l’ami cochon en aura marre de se faire brailler dessus, il décidera de pousser un bon petit cri, suivi d’une petite charge vers les chiens, et ben tout le monde fermera sa grande bouche et partira en braillant… Super les chiens de garde en mousse !

 

Pour finir, nous serons aussi « invités » à un anniversaire pour les quinze ans d’une gamine (enfin Othon et Sugey sont les barmans de la soirée, et tous les profits vont à l’école du village, et nous du coup on vient filer un coup de main, donc ouais au fond on n’est pas vraiment invités mais bon…).

Je ne comprends pas trop pourquoi, mais ici les quinze ans sont super importants, et voilà la fête en question ! Quasiment tout le village est présent, un groupe de musique (à titre informatif, je suis vraiment à saturation de la musique locale, c’est juste abominable ce qu’ils écoutent), tout est bien organisé comme dans un mariage, bref c’est le grand jeu.

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L’installation du bar. Oui ça fait beaucoup de bières, et malgré une participation non négligeable de notre part, ils n’arriveront pas à tout vendre ^^.

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Le début c’était sympa, mais j’avoue qu’après 1h, je commence à m’ennuyer ferme, du coup bah ….

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Jour 254 (21 décembre 2014) Lagune de St Ignacio

Val.

Ce matin, on pense à faire une photo de la transformation de Boyd… assez impressionnant ! on dirait une hyène le pauvre.

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Avant d’arriver à San Ignacio, nous avions vu sur la carte qu’à 70 km de là se trouvait une lagune. Ca faisait un aller-retour assez conséquent, sur une route sûrement dégueulasse, car non goudronnée. Bref, on s’était dit qu’on verrait bien une fois arrivés, car on a toujours eu pas mal de chance avec les rencontres.

Bref pour faire simple, ce matin Othon et Sugey nous proposent d’aller y passer la journée ! On a bien fait d’attendre ! Et c’est parti ! On s’entasse tous dans le camion d’Othon et le pick-up familial.

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La route est courte en théorie mais super longue ! Sans regret de ne pas l’avoir faite à vélo ! Les 25 premiers kilomètres sont très vallonnés, mais la route est propre. Puis le reste est plat, mais la route n’existe plus, seulement de la grosse piste sablonneuse, qui doit être un calvaire à vélo. Mais c’est vrai que c’est joli, et vachement plus perdu que je ne l’aurais imaginé.

Pour les deux premières photos, ce que j’avais pris pour un lac est en fait la pluie qui est restée suite à l’ouragan Odile qui a frappé la Baja en septembre. L’eau s’étend presque jusqu’à l’horizon. Othon nous explique qu’avant, il coupait à travers le désert avec son camion… bah là, plus possible !

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Après 1h30 de route, nous voilà enfin à la Lagune. Il y a un petit village de pêcheurs là-bas et Othon a l’habitude d’y faire des aller-retours pour son travail. D’ailleurs, ce jour-là, il doit se mettre au boulot une petite heure. Les pêcheurs rentrent sur la terre ferme, et Othon doit mettre leur pêche à congeler dans son camion rempli de glace. Il ramènera tout ça à San Ignacio plus tard.

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Quelle star !

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Nous allons ensuite voir de très bons amis d’Othon et Sugey, qui habitent ici. La vie nous paraît bien difficile à la lagune car il n’y a ni eau ni électricité. Pour l’eau, les villageois viennent recharger à San Ignacio (là où nous sommes hébergés) avec des bidons genre une fois par semaine. Pour l’électricité… bah y’en a pas pendant la journée et le soir, quelques petits panneaux solaires pour avoir la lumière. Quel courage !

Rosa, la mère de famille, nous accueille comme si nous nous connaissions depuis longtemps, elle est vraiment adorable.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA Son mari, Pancho, est actuellement en mer, mais ils peuvent communiquer par radio. Othon l’appelle et lui demande s’il y a des baleines où il se trouve ou pas encore (en effet, cette lagune est une réserve de biosphère et un endroit très prisé des touristes en hiver car à partir de février-mars, les baleines viennent s’y reproduire en grand nombre, et il est facile de les approcher). Nous ne sommes qu’en décembre mais ça vaut le coup d’essayer. Pancho lui répond que justement il en a aperçue une un peu plus tôt. Il nous propose de venir tous nous chercher avec son bateau sur une plage un peu plus loin. On est super contents ! on va peut-être voir des baleines, et pas avec 50 000 touristes au mètre carré !

On se charge tous dans la benne du pick-up, et c’est parti pour 45 min de route en plus à travers le désert ! (d’ailleurs je ne sais vraiment pas comment Othon s’est dirigé sans GPS là-dedans !)

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Nous voilà enfin à la plage. On ne peut pas prendre Boyd avec nous dans le bateau alors on l’attache à l’ombre de la voiture avec un peu d’eau. On est garé tellement au milieu de nulle part qu’il ne va rien lui arriver ici.

Et le bateau arrive enfin…

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Et il ne faut pas plus de 10 min en bateau pour apercevoir notre première baleine ! et je dis notre « première » oui oui, car on en verra beaucoup ! et même une avec son petit baleineau, c’est génial. Les photos ont été difficiles à prendre même si nous nous sommes approchés très près, mais nous avons de nombreuses vidéos plutôt cool pour le prochain film ;-).

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Après cette observation plus que chanceuse, l’équipe nous emmène dans un endroit secret : une petite plage éphémère qui n’est accessible qu’à marée basse. C’est le paradis ici, une mini-plage de sable blanc entourée d’eau à 360°, on est seuls au monde !!!

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Ils viennent souvent ici pour ramasser des coquilles St-Jacques, qui sont nombreuses, et c’est le cas aujourd’hui. Tout le monde met la main à la pâte et la récolte est miraculeuse ! On va se faire un festin !!! ^^

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Puis la marée remonte, et il est temps de repartir ! Sur le trajet retour, nous verrons encore de nombreuses baleines et même un banc de 6-7 dauphins qui s’amuseront à sauter à la surface tout près du bateau… Aaaah, une très belle journée !

 

Nous retournons chez Rosa et Pancho, et entre-temps, Rosa nous a concocté un délicieux repas. Nous resterons jusqu’à tard le soir à discuter.

Merci Pancho et toute l’équipe de nous avoir amené avec vous sur le bateau pour y vivre une expérience magique, c’était super ! Pareil pour la plage, c’était assez unique de faire ça.

Merci également à Rosa pour sa gentillesse et son délicieux repas ! Encore une belle rencontre !

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Nous rentrons le soir à San Ignacio de nuit. Le camion d’Othon reste à la Lagune, et du coup, il faut que 3 d’entre nous se calent dans la benne. Il fait un froid de canard, mais bon, Othon a été prévoyant et nous a trouvé de quoi nous couvrir sur le trajet, on devrait survivre.

Le retour est effectivement très froid, mais le ciel est dégagé et il n’y a pas une lumière à l’horizon. On passe donc quand même un bon moment en observant les étoiles et les étoiles filantes… une jolie fin à une jolie journée.

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