L'Amérique du Nord en Tricycle Couché

Jour 46 (06/11/2013)

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Val.

 

On a fait la grasse mat’ ce matin. On en avait besoin car chez Marie et Jean-Claude, nous avons peu dormi finalement. Le courant passait bien comme je l’expliquais plus haut, et du coup, c’était difficile de se quitter le soir à 22h. En général, on papotait, papotait jusqu’à tard le soir. De même pour eux, je pense qu’ils ont dû se coucher tôt pour leur premier soir sans nous !

 

On part donc vers 12h30, 13h, la grosse flemme. Et on fait bien car finalement, rien d’intéressant dans la journée. On passe enfin en Allemagne. Je dis « enfin » car on se languissait d’y être, mais finalement on est plutôt déçu. On traverse des villes industrielles à n’en plus finir, c’est pas jojo, et les gens sont incroyablement désagréables ici. C’est simple, c’est soit des regards noirs, soit nous n’existons même pas ! Quand on s’arrête pour demander une info, ou un peu d’eau, c’est soit on tombe sur des cons, soit sur des tarés, soit sur des gens qui continuent de marcher comme si nous étions invisibles (et on est quand même à un mètre seulement d’eux !!!).

 

*** Petite anecdote qui nous est arrivée la veille : Alfred (bon lui c’était un français mais on était juste à la frontière donc c’est tout comme ! ^^). ***

 

Alexys va taper à une porte vers 16h pour demander un peu d’eau (c’est l’heure à laquelle on remplit généralement notre jerrican d’eau pour le campement du soir).

Nous sommes sur la piste cyclable près du canal, et il a dû marcher un peu et monter quelques escaliers pour atteindre les premières maisons alentours.

Il tombe sur une petite mamie bizarre qui se contente de gueuler « Alfred !!! » dans la maison. Le fameux susnommé arrive : 40 ans, le regard vide, cheveux en bataille, débardeur blanc qui lui arrive au nombril et le bide qui dépasse. Le bidochon dans toute sa splendeur.

Dialogue :

 

Alexys : Bonjour, on voyage à vélo, est-ce-que vous auriez un peu d’eau pour nous ce soir s’il-vous-plaît ?

Alfred : pourquoi ? ça a pas besoin d’eau un vélo !

Alexys : oui mais c’est pour nous, pour boire, faire la cuisine, prendre nos douches…

Alfred : moué, bizarre votre histoire…

 

Alfred s’en va nous remplir le jerrican. Il revient.

 

Alfred : c’est louche votre histoire, ça a pas besoin d’eau un vélo (hum, il est dur à la comprenette le monsieur…).

Alexys (souhaitant rompre le contact avec cet étrange individu) : Merci beaucoup, bonne soirée…

Il repart… mais Alfred le suit… et commence à s’énerver :

 Alfred  (qui remarque qu’il n’y a pas de vélos dans la rue puisque je suis toujours en bas, sur le canal, avec les tricycles) : Et ils sont où les vélos hein ??!! Je vous préviens, y’a pas intérêt qu’il se passe quelque chose ce soir ici !! Si vous touchez à la maison, à la voiture, je vous préviens hein ?!!! Moi aussi je suis du milieu, je sais comment ça marche !!!!

 Alexys : oué oué oué… (il s’est ensuite vite barré).

 

C’était un bon gros taré en puissance le Alfred, et en plus, c’était une marmule, à fuir donc.

 

*** Fin de la petite anecdote. ***

 

Bref, journée pas top non plus aujourd’hui, on roule non stop jusqu’au soir, gens désagréables, pluie qui n’en finit plus de tomber… Le soir, on galère encore à trouver un coin, on se pose tard, rien de très intéressant de nouveau… D’ailleurs, on n’a pas une seule photo aujourd’hui, désolé !

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